Ce travail se donne comme objectif principal, l'étude de la relation dette publique et croissance économique en République démocratique du Congo.
En effet, bien que les cycles d’endettements et des désendettements soient étroitement liés au cycle de la croissance économique, le lien s’avère difficile à établir entre ces deux paradigmes.
Dans beaucoup des pays développés (Etats unis, Japon, Canada, France, Allemagne, Royaume uni) la relation entre ces deux variables d’intérêt est positive, au motif que les périodes d’euphories et de forte croissance a été accompagné par des endettements élevés, ce qui n’est pas forcément le cas pour d’autres pays où les périodes de croissance plus faible s’accompagnent d’un endettement plus mesuré (Carton, B. 2013).
In fine, bien que la corrélation entre la dette et la demande domestiques soit forte, il a été observé également qu’aux Etats Unis la dette nominale des ménages avaient baissé de 5% entre 2008-2012, tandis que le PIB nominal augmentait de 10 % au cours de la même période, ce qui implique une baisse sensible du ratio dette/PIB. Les évolutions analogues ont eu lieu au Royaume unis, au Japon, au Canada, en France et en Allemagne, cet exemple éloquent, prouve à suffisance que le désendettement n’est pas forcément nocif à la croissance économique.
En tout état de cause la relation dette et croissance est double, du fait qu’à court terme une augmentation de l’endettement soutient la demande domestique ou demande des agents économique non financier (ménage, Etat, entreprise non financière), ainsi que la croissance économique.
Par contre, d’après les monétaristes à long terme un niveau d’endettement trop élevé entrave le potentiel de la croissance économique.
L’analyse de ladite relation s’avère inéluctable et devient une préoccupation fondamentale des responsables de la politique économique de la plupart des pays en développement (PED) en général et d’Afrique subsaharienne en particulier (Bolito, R. 2023).
Selon Bolito, R. (2023), « Il est à peine important de souligner que la dette des PED date des années 1970, décennies au cours de laquelle beaucoup des pays ce sont engagé dans le programme d’autosuffisance alimentaire et d’industrialisation. En Afrique, la plupart des gouvernements
confrontés à la baisse des activités économiques dont l’impact serait négatif sur le niveau de vie des populations, ce sont engagé dans les programmes parfois ambitieux ayant pour finalité de promouvoir la croissance économique et le développement. Mais comment y parvenir dans un contexte permanent d’insuffisance caractérisé d’épargne intérieure, ‘et de précarité des recettes publique ? ».
C’est ainsi que bon nombre des pays africains, en général, dont particulièrement la République Démocratique du Congo (RDC), a souscrit à la logique de l’endettement considéré comme recours ultime au relèvement de la demande domestique et porte étendard pour tout développement économique. La plausibilité de cette étude réside dans le fait qu’elle permet :
- de clarifier et de comprendre le paradigme dette publique et croissance économique ;
- d’améliorer les connaissances dans l’étude de la relation dette publique et croissance économique ;
- de révéler l'impact de la dette sur la croissance économique, qui est non seulement essentielle à la réalisation du bien-être collectif du peuple congolais, mais qui nuit également aux niveaux d'activité économique, les rendant explosifs et insoutenables.
Il va sans dire que les problèmes d’endettement de la RDC remontent à 1973-1974. En fait, à la fin de 1972, l’encours de la dette publique s’élevait à 544 millions de dollars, soit 25 pour cent du produit intérieur brut (PIB).
Fin 1975, l’encours de la dette croit et se chiffre à 2 915 milliards de dollar américain (USD) soit 90 % du PIB. C’est à partir de cette période que le poids de la dette a commencé à devenir plus important et poser déjà problèmes de viabilité et de soutenabilité.
C’est ainsi qu’en juin 1976, le premier rééchelonnement de la dette fut accordé (Kawata, B 1989).
Après cette déchéance, la dette publique a commencé à faire effet boule de neige entrainant ainsi l’accroissement des arriérés de remboursement du principal et le jeu des intérêts pour s’élever à plus de 13 milliards de dollar US en l’an 2000.
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