Résumé
Après un examen attentif des codes des personnes et de la famille de certains pays africains, il en ressort que les législateurs de ces Etats adoptent, pour contrer sa dénaturation, deux positions opposées. De ces positions, l’une prône la suppression pure et simple de la dot de leurs codes des personnes et de la famille.
Il s’agit notamment, des législateurs du Gabonais, de la Côte d’Ivoirien et du Burkinabè. Toutefois, en dépit de toutes les justifications qui ont mené jusqu’à la suppression de celle-ci, mais, que constatons-nous sinon que cet effort, n’a pas atteint le but qu’il visait, à savoir, enrayer autant que cela le permet, cette pratique anachronique.
INTRODUCTION
En Afrique, la dot est un élément déterminant dans la formation du mariage. Plus qu’un préalable, elle est, tout au long de la formation de l’union conjugale, d’une importance capitale et incontestée à telle enseigne que la famille du marié et de la mariée serait scandalisée à l’idée de ne pas adhérer à cette coutume. Aussi, dans la majorité de pays africains, la dot est-elle considérée comme l’une des exigences clés de formation du mariage, consacrant ainsi une conception coutumière solidement ancrée et largement répandue dans la mentalité traditionnelle africaine.
Elle est une vieille pratique, encore intensivement utilisée dans la société africaine contemporaine et fait entraîner à la fois des voix pour et contre. Elle représente l’ensemble des sommes d’argent et des biens matériels qu’un époux doit verser à la famille de sa future épouse avant le mariage.
Le concept "dot" revêt plusieurs significations et est compris différemment d’une société à une autre et d’une époque à une autre. C’est ainsi qu’en droit africain, la dot est la remise des valeurs constituées par le futur époux et son clan, non pas à sa future épouse, mais uniquement à sa famille (3). Il s’agit de l’ensemble des biens remis solennellement et publiquement par le futur époux et sa famille aux parents de la future épouse devant témoins et des parties au contrat de mariage (4). Pour être précis, la dot est ainsi un ensemble de biens donnés dans le but de récupérer les enfants à naître du mariage et à assurer la stabilité de celui-ci (5).
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