ANALYSE DES ACTIVITES ANTHROPIQUES DANS LES MARAIS DE TSHANGU A KINSHASA EN RD CONGO
Par
Samuel KATSUNGA KIKABA
Apprenant, Département des Sciences de l’Environnement, Faculté des Sciences et Technologies, Université de Kinshasa

Résumé 
 
Cette étude porte sur les risques des activités anthropiques dans les marais de Tshangu, à Kinshasa. Son objectif général est d’analyser les risques des activités humaines telles qu’elles se réalisent dans les zones humides, de la partie orientale de la ville de Kinshasa.
Les objectifs spécifiques visés portent sur :
 
(i) l’identification de la nature des activités anthropiques réalisées dans notre dition ;
(ii) l’énumération des ressources des plantes cultivées dans les sites ciblés ;
(iii) la détermination des risques environnementaux liés aux activités humaines dans l’aire d’étude.
 
Des prospections des sites ont été menées pour identifier les zonesdestinées à ces activités. Un échantillon de 200 individus a été tiré au hasard, soit 20 sujets par site. C’est un échantillon stratifié qui est constitué des maraîchers, des éleveurs, des piscicultures, des vendeurs d’intrants, des exploitants de sable. Les principaux résultats obtenus attestent que plusieurs activités sont pratiquées dans les marais de Tshangu et pour lesquelles le maraîchage reste de loin la principale activité (58%). Cecomaf représente le site principal des activités avec une superficie de 157 hectares.
 
Divers risques environnementaux ont été relevés et capables d’engendrer les dégâts importants. Les observations ainsi que les enquêtes réalisées renseignent sur la dégradation des habitats (40 %) mais aussi sur la régression du couvert végétal (30 %). Ce sont là, les risques majeurs. Cette pression exercée par l’homme est la base de conséquences désastreuses qui s’exercent sur les zones humides de Tshangu. 
Mots-clés : risques, environnementaux, activités anthropiques, marais, Tshangu, Kinshasa.
 
INTRODUCTION
 
Les zones humides comprennent une grande diversité d’habitats : marais, marécages, tourbières, plaines d’inondation, cours d’eau et lacs mais aussi les zones côtières telles que les marais salés, les mangroves, les lits de zostères, les récifs coralliens et autres zones marines dont la profondeur n’excède pas six mètres à la marée basse (Ramsar et Iran, 1971). Ces zones jouent plusieurs rôles dont les principaux sont l’importance écologique qui consiste au maintien et à l’amélioration de la qualité de l’eau dès lors que ce maintien et cette amélioration agissent comme un filtre épurateur et qui constitue un rôle biologique : ressources alimentaires, sites de reproduction, d’abri, de refuge et de repos des espèces et le rôle de régulateur du climat. Les zones humides rendent des biens et services aux communautés locales qui exploitent plusieurs.

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