L’accès à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction, est pour les femmes un droit et pour les Etats un devoir reconnu par plusieurs instruments internationaux notamment le Protocole additionnel de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatifs aux droits de la femme.
Ainsi, la planification familiale joue beaucoup dans l’atteinte de l’égalité entre les sexes et constitue également un facteur clé dans le développement et la réduction de la pauvreté.
Lors de la Conférence internationale sur les droits de l'Homme de 1968, la planification familiale est devenue une obligation en matière de droits de l'Homme de tous les pays, gouvernements et décideurs politiques». Cependant, une étude récente menée à Kinshasa sur les besoins en matière de santé génésique chez les adolescentes et les jeunes a révélé que 30% des jeunes filles enceintes de 15 à 24 ans, ont déjà eu un avortement et que 56% des femmes enceintes ont déjà avorté ; or, il existe une relation entre intervalles génésiques, santé de l'enfant, avortement et le niveau élevé de la mortalité maternelle dans les pays en voie de développement.
En outre, les grossesses rapprochées sont parmi les causes de l’accroissement du taux de morbidité maternelle, ils sont la cause du décès de 2,4% des mères et 5,5 % meurent suite aux complications qui en sont la conséquence »4.
Selon Abib Ndiaye, la planification familiale reste un moyen efficace de lutte contre les décès maternels et infantiles, car en sus de permettre à la femme de mieux régénérer et de mieux récupérer, elle est un ensemble de moyens qui concourent au contrôle des naissances dans le but de lutter contre les grossesses non désirées.
Les douze premiers mois après l’accouchement constituent l’un des moments les plus vulnérables de la vie d’une femme. C’est le moment où son besoin de planification familiale est le plus important ; sa santé et celle de ses enfants en dépendent.
Mais c’est aussi le moment où ce besoin a le moins de chances d’être satisfait. Les chiffres sont surprenants : plus de 90 % des femmes en post-partum veulent retarder ou éviter une autre grossesse, et pourtant deux tiers n’utilisent pas de moyens de contraception.
D’ailleurs, les estimations prospectives montrent que 55% des femmes congolaises au cours des deux premières années suivant l'accouchement ont un besoin non satisfait du planning familial6.
Par ailleurs, « Après une fausse couche ou un avortement provoqué, l’intervalle minimum recommandé par l’OMS entre deux grossesses est d’au moins six mois afin de réduire les risques d’effets indésirables sur la mère et la périnatalité. »
Pourtant trois femmes sur quatre quittent l’établissement après un avortement sans méthode contraceptive.
Cela les expose à un risque accru de grossesse non désirée et éventuellement d’avortement.
La planification familiale post-partum et post-abortum ou après avortement (PFPP et PFAA) est une pratique éprouvée et à haut impact qui peut protéger et autonomiser les femmes à un moment crucial de leur vie.
Et le moment n’a jamais été aussi bien choisi pour les pays d’investir dans le développement des planifications familiales en post-partum et post avortement.
C’est dans cette optique que notre étude vise à décrire l’évolution de cette adoption de PF en post-partum (PP) et après avortement ou post-abortum(AA), dans les structures de soins appuyées par JH PIEGO à la fin du projet.
Outre cette introduction, trois points sont développés avant la conclusion de ce papier.
Le premier porte sur la méthodologie adoptée, le deuxième sur la présentation des données traduisant les résultats et le troisième aborde la discussion.
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